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IMMOBILIER: La Nouvelle-Zélande va-t-elle suivre la tendance australienne ?

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Alors que les prix des logements baissent considérablement en Australie, on peut se demander si la Nouvelle-Zélande va à son tour observer un ralentissement des prix sur son marché immobilier ?

Trois raisons principales laissent penser qu’il est peu probable que le phénomène australien se propage à la Nouvelle-Zélande :

1 – Une pénurie de logements dans la plupart des grandes villes de Nouvelle-Zélande

À l’inverse de son voisin l’Australie, la  Nouvelle-Zélande ne dispose pas d’un grand nombre de biens immobiliers disponibles sur le marché. La population grandit, l’immigration augmente, le tourisme explose et le pays manque d’infrastructures pour faire face à cette évolution démographique.

La construction peine à suivre une forte demande en Nouvelle-Zélande. Le gouvernement a  lancé le programme « Kiwibuild » pour tenter de remédier au problème. Il se donne pour objectif de construire 100 000 logements en 10 ans.

Avec 1,6 millions d’habitants, Auckland est la plus grande ville de Nouvelle-Zélande. L’année dernière 8600 maisons ont été construites à Auckland (soit la moitié du nombre de logements nécessaires pour faire face à la demande). Par conséquence, la pénurie de logements s’accompagne d’une augmentation du prix de l’immobilier en Nouvelle-Zélande.

Côté Australie, de nombreux appartements sont disponibles à l’achat, notamment dans les grandes villes de Sydney et Melbourne. L’offre abondante entraîne donc une baisse des prix des logements

2- Les banques néo-zélandaises augmentent les taux d’emprunt

Même si la Nouvelle-Zélande va sans doute bientôt voir ses taux d’emprunt augmenter, (comme dans la plupart des autres pays) les banques néo-zélandaises se sont récemment engagées dans une « guerre des taux » et ces dernières semaines les emprunteurs ont pu bénéficier d’emprunts à des taux fixes assez bas.

De plus, environ 80% de la dette est à taux fixe en Nouvelle-Zélande, ce qui laisse le temps aux emprunteurs d’ajuster leurs finances avant que l’augmentation du taux d’intérêt ne soit reportée sur leur prêt. Cela contraste nettement avec l’Australie, où les taux variables dominent.

3 – La Nouvelle-Zélande limite les pratiques de prêt à risque

Les autorités de réglementation néo-zélandaises sont plus proactives que celles de l’Australie en termes de pratiques de prêts à risque.

Les crédits « in fine » sont mieux contrôlés en Nouvelle-Zélande et le pays a mis en place un système de restriction depuis 5 ans en limitant les LVR (Loan to Value Ratio, soit le pourcentage du montant de l’investissement financé par la banque).

Le marché immobilier néo-zélandais repose donc sur des bases plus sûres que celles du marché australien.

En conclusion, un repli soudain du marché immobilier en Nouvelle-Zélande est toujours possible, mais dans un avenir proche rien ne laisse à croire que la situation australienne pourrait se reproduire en Nouvelle-Zélande.

 

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